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Master Biodiversité Écologie Évolution ( BEE )

Paroles de diplômés...

Témoignage Diplômé Master BEE - Florent Lamand

Quel a été votre parcours de formation, quels stages en M1 et/ou M2?

Après un bac scientifique, j’ai démarré une Licence de Biologie à l’Université d’Amiens puis j’ai décidé de me spécialiser en écologie, j’ai donc choisi d’aller à l’Université de Lille pour faire une Licence de Biologie des Organismes et des Populations.

Après la licence, j’ai intégré le Master BEE avec une spécialisation en écotoxicologie. J’ai réalisé mon stage de M1 dans le cadre d’un partenariat entre Voies Navigables de France (VNF) et le laboratoire Génie Civil et géo-Environnement (LGCgE) avec un double objectif : mener une étude préliminaire sur la prolifération de Dreissena polymorpha (moule zébrée) dans les canaux et participer à une étude visant à quantifier la part des espèces exotiques envahissantes dans les communautés de macro-invertébrés benthiques également dans les milieux canalisés.

Pour le master 2, j’ai souhaité continuer dans le domaine de l’écotoxicologie et j’ai intégré le Master BEE Parcours Ecologie et Restauration des Milieux Dégradés (ECOREMID). Mon stage de Master 2 a été la continuité et l’approfondissement de mon stage de M1 sur la prolifération de Dreissena polymorpha (toujours dans le cadre d’une convention commune VNF et le LGCgE).

Quel est votre poste actuel et dans quelle structure travaillez-vous ?

 Après une courte expérience en bureau d’études, j’ai intégré l’Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques (Onema) devenu aujourd’hui l’Agence Française pour la Biodiversité (AFB), en tant qu’ingénieur en écologie aquatique spécialisé dans la production et la valorisation des connaissances. Je suis basé à la direction régionale Grand Est à Metz.

A quoi ressemble votre quotidien ? les points positifs et négatifs?

Mon quotidien est assez difficile à décrire puisque j’ai la chance d’avoir des missions diversifiées. Elles peuvent, d’ailleurs, m’amener à travailler sur le terrain, à participer à des réunions ou des colloques, à planifier et organiser le travail ou encore à analyser puis valoriser des données. Une des spécificités concernant le travail sur le terrain est qu’il est saisonnier (printemps/été) puisque nous sommes, dépendants des conditions hydro-climatiques.

Avez-vous des conseils pour les futurs diplômés ?

De manière générale, je conseillerais aux étudiants de toujours faire preuve de curiosité intellectuelle et de ne pas écarter des domaines ou matières qui leurs sont proposés. Il faut absorber le maximum de connaissances car l’avenir est plein de surprises et on peut se trouver sollicité sur des sujets très variés. Je pense également que les doubles compétences sont de réelles plus-values. Je pense notamment aux mathématiques, statistiques, SIG, bases de données et langues vivantes qui sont des très bons compléments aux domaines de l’écologie.

 

 

 

Témoignages Diplômés Master BEE - Marion Blanquart

 

Quel a été votre parcours de formation, quels stages en M1 et/ou M2?

Licence BOP à Lille 1, Master BEE parcours FoGEM à Lille 1. J’ai réalisée mon stage de M1 au sein d’un bureau d’étude sur l’étude de corridors écologiques sur différents taxons (Oiseaux, Amphibiens, Papillons). Mon stage de M2, lui consistait à faire une étude de la filière crevetticole calédonienne, et à proposer des mesures de redressement.

Quel est votre poste (métier)? Dans quelle structure ? Dans quelle ville (lieu, pays)?

Je suis responsable de production sur une ferme aquacole d’élevage alterné de crevettes et d’holothuries. Le site d’ « Aquamon » est situé en Nouvelle-Calédonie, lieu dit « Montagnès », c’est la plus vieille ferme de production du territoire, elle fonctionne actuellement avec trois bassins de 8.5 ha.

A quoi ressemble votre quotidien ? Les points positifs et négatifs?

Mes journées de travail commencent à 6h et finissent à 15h. Je gère les aspects « scientifiques » des élevages, comme le suivi de la colonne d’eau (O2, T°, salinité, pH, secchi), du phytoplancton (fluo, comptage algues), du renouvellement d’eau, la gestion de l’aération, des rations de nourrissage …afin de garder une colonne d’eau la plus stable possible dans un système ouvert et une croissance optimale des animaux. Je m’occupe également de toute la partie « logistique » de la ferme, c’est à dire l’organisation du travail (j’ai 2 ouvriers et un mécano sous ma responsabilité), la gestion des stocks (aliments, engrais, chlore…) et des fournitures, la programmation et l’organisation des campagnes de pêches (dates, contact clients, fournitures, pêches et conditionnement…).

Points positifs :

  • je travaille en extérieur sur une propriété de 600 ha en pleine brousse bordée par la mangrove, logée sur place avec une voiture de fonction. La qualité de vie est donc LE GROS point positif.
  • les campagnes de production sont divisée en deux parties bien différentes ce qui permet de varier énormément le travail. En période de production, je suis responsable de toute la partie « élevage » (comme détaillé précédemment), et en période d’ « assec », je m’occupe de toute la préparation du prochain cycle, c’est à dire beaucoup d’entretien et de travaux très variés comme la mécanique, l’électricité et même la couture. Ca peut être physique, surtout avec les températures actuelles (>30°C) mais c’est ça l’aquaculture, beaucoup de maintenance et d’entretien pour au final obtenir un bon résultat.
  • depuis que je suis en poste (1 an, donc 2 cycles de crevettes) les résultats (tonnage, survie et indice de conversion) permettent à la société d’être enfin bénéficiaire. Ce sont même les records enregistré en termes de survie, de taux de croissance et d’indice de conversion. Ces records sont dus à un changement de stratégie en baissant les densités initiales de crevettes.

Et  quelques points négatifs :

  • la grande responsabilité de mon poste, et aussi le fait de vivre sur place. Le seul inconvénient d’être logé, c’est que mes journées de travail ne se terminent pas quand je rentre chez moi. Je reste toujours en alerte et mon esprit déconnecte très peu.
  • l’éloignement bien sûr de la famille et des proches, mais sincèrement je préfère être ici !

 

Conseils, remarques pour les futurs diplômés.

Je conseillerais aux futurs FoGEM, de bien choisir leur stage, de s’y impliquer à 200% car il peut vous permettre de faire un grand pas vers votre futur emploi. Pour ma part et malgré mon stage de M2, ce n’était pas vraiment dans ce domaine que je cherchais un poste, mais après 1 an de recherche en vain j’ai eu cette opportunité, qui n’était à la base qu’un remplacement de 1 mois, de faire mes preuves dans un domaine que je connaissais par obligation mon copain étant dans le milieu.

Je retiens donc de cette expérience que toute offre est bonne à prendre, saisir chaque opportunité, pour entrer dans un réseau, découvrir un métier ou ouvrir son horizon de recherche. Ne pas hésiter à s’écarter un peu du chemin que l’on s’est tracé. Moi j’ai réussie à garder un pied dans mon domaine de prédilection en devenant bénévole pour la surveillance et la protection du sentier sous-marin à Nouméa, et également dans une autre association pour le suivie des Oiseaux. Je conserve ainsi un bon réseau.

 

Contact: mar.blanquart@gmail.com